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Dorloteurs

Qu’est-ce que le label APIcité® ?

Publié le 13 janvier 2022

Les problématiques rencontrées par les pollinisateurs sont nombreuses : utilisation de pesticides et d’insecticides, raréfaction de leur habitat naturel, diminution de leurs ressources alimentaires, réchauffement climatique, parasites et prédateurs… Les conséquences sont brutales : 40% des insectes sont en déclin et un tiers d’entre eux sont menacés d’extinction.

Conscientes de l’importance environnementale des pollinisateurs et du rôle qu’elles peuvent jouer dans la protection, des collectivités s’engagement sous le label APIcité®. En quoi consiste-t-il ? Comment l’obtenir ? Et plus globalement, comment les collectivités peuvent-elles agir pour la protection de la biodiversité et des abeilles ?

Que garantit le label APIcité® ?

Le label APIcité® a été créé en 2016 pour valoriser les collectivités mettant en place des politiques locales visant à la protection des pollinisateurs et de la biodiversité. Il est attribué pour deux ans et valorise les communes agissant pour la protection de la biodiversité et particulièrement des abeilles domestiques et sauvages. En 2021, 93 nouvelles communes ont été labellisées, preuve d’un engagement de plus en plus fort autour de ces problématiques environnementales.

Comment obtenir le label APIcité® ?

Chaque collectivité peut en faire la demande en remplissant un formulaire en ligne. La candidature est ensuite étudiée par le comité de labellisation, constitué de membres de l’UNAF (Union nationale de l’apiculture française) et de représentants d’autres acteurs de la protection de la biodiversité. Différents critères sont étudiés, notamment :

  • les actions municipales mises en place en faveur du développement durable
  • la gestion raisonnée et écologique des espaces verts
  • la végétalisation de la commune adaptée aux besoins des pollinisateurs
  • un engagement apicole
  • la sensibilisation des habitants aux enjeux écologiques

Quelles actions les collectivités peuvent-elles mettre en place pour protéger les pollinisateurs ?

De nombreuses initiatives peuvent être mises en place au sein des collectivités pour protéger la biodiversité. Voici une liste, bien évidemment non exhaustive, de quelques idées :

  • interdire l’utilisation de produits phytosanitaires dans les espaces verts gérés par la commune
  • installer des abris pour les insectes et les pollinisateurs (via Les Dorloteurs par exemple)
  • soutenir la filière apicole française en parrainant des ruches (via Un Toit Pour Les Abeilles par exemple)
  • proposer des interventions dans les écoles pour sensibiliser les plus jeunes à l’importance de la biodiversité
  • créer des zones de biodiversité avec des fleurs sauvages, riches en pollen et en nectar

Une multitude d’autres actions peuvent être mises par les collectivités pour protéger durablement les écosystèmes locaux.

3 idées pour un Noël écoresponsable

Publié le 26 novembre 2021

Fêtes de fin d’année riment souvent avec surconsommation et manque d’inspiration. Et si cette année vous passiez de belles fêtes sous le signe du respect de l’environnement ?

On vous donne 3 idées de cadeaux qui feront plaisir à vos proches et du bien à Dame Nature.

1 – Les Dorloteurs d’Abeilles : pour les petits (et grands) curieux

Permettez à vos proches d’observer et de protéger des abeilles sauvages ! Ces petites butineuses ne vivent pas en colonie, ne fabriquent pas de miel et ne piquent pas. Comment ça marche ? En devenant un Dorloteur d’Abeilles, votre proche recevra une maisonnette conçue spécialement pour ces petites abeilles. Les tubes transparents permettent de les observer pendant la construction des nids, puis d’admirer le développement de l’œuf en larve puis en cocon. Chaque Dorloteur permet la mise à l’abri de ses cocons en hiver : il multiplie ainsi leurs chances de donner naissance à de jeunes abeilles locales en pleine forme !

www.lesdorloteurs.fr

2 – Folies Royales : pour un bien-être respectueux de la nature

Et si vous preniez soin de vos proches et des abeilles en cette fin d’année ? Folies Royales est une marque de cosmétiques engagée, bio et 100% française qui travaille étroitement avec des apiculteurs français. Les produits proposés dans les baluchons de Noël sont enrichis en ingrédients de la ruche, dont les bienfaits pour la peau ne sont plus à démontrer. Et un lot de deux lingettes démaquillantes écologiques est offert ! A chaque type de peau son baluchon. Et pour chaque produit acheté, 5 abeilles sont parrainées et 1m² de biodiversité florale est semé. Permettez à vos proches de prendre soin d’eux en prenant soin de la nature !

www.folies-royales.fr

3 – Un Toit Pour Les Abeilles : pour les gourmands responsables

Offrir du miel de qualité en aidant un apiculteur et en parrainant des abeilles ? C’est possible ! Un Toit Pour Les Abeilles vous propose de financer l’installation d’une ruche chez un apiculteur près de chez vous, parmi un réseau d’une centaine de professionnels engagés partout en France. En échange, vous recevez des pots de miel fabriqués avec amour par vos petites butineuses ! Ce précieux nectar est récolté selon une charte respectueuse des abeilles et de l’environnement. Et bien sûr, c’est un miel premium, extrait à froid, 100% naturel et terroir. De quoi régaler les gourmands qui aiment autant le miel que les abeilles ! Et vous pouvez désormais offrir votre parrainage et le matérialiser avec un kit parrain.

www.untoitpourlesabeilles.fr

Les abeilles sauvages en hiver

Publié le 30 septembre 2021

Si l’on observe de nombreuses abeilles du début du printemps jusqu’à la fin de l’été, elles disparaissent presque totalement à partir du mois de septembre. Que deviennent les abeilles sauvages en hiver et comment survivent-elles aux températures parfois négatives ?

Que deviennent les abeilles sauvages en hiver ?

Les abeilles sauvages s’installent dans les Dorlotoirs de fin février à fin septembre environ. On parle de période de vol, car c’est la période à laquelle nous pouvons observer ces jolies butineuses voler d’une fleur à l’autre à la recherche de pollen. Chaque abeille femelle a une période de vol de 6 à 8 semaines environ, période durant laquelle elle construit son nid et y pond des œufs pour assurer sa descendance. A l’issue de ces deux mois d’activité intense, l’abeille meurt et laisse la place à la future génération qui commence à se développer dans le nid. Pendant environ 10 mois, les jeunes abeilles évoluent : l’œuf devient larve et la larve devient cocon. C’est à l’intérieur de son cocon que l’osmie passera l’hiver. Elle y termine sa croissance et attend le retour de températures plus clémentes pour éclore. Les jeunes abeilles pointent généralement le bout de leurs antennes lorsque les températures avoisinent les 12 degrés pendant plusieurs jours consécutifs. Plus la période de sommeil est longue et plus l’éclosion sera rapide. Ce mécanisme évite des éclosions précoces s’il fait exceptionnellement doux en plein mois de décembre.

Comment les osmies résistent-elles au froid l’hiver ?

Beaucoup d’entre vous nous ont contactés l’année dernière, craignant que le froid hivernal ne fragilise les cocons laissés en extérieur. N’ayez aucune crainte : les basses températures ne sont pas problématiques pour les osmies, elles sont mêmes nécessaires à leur développement !

Les abeilles, comme de nombreux autres insectes, n’ont pas la possibilité de réguler leur température corporelle, comme c’est le cas de l’Homme. Leur température est donc la même que celle de l’air ambiant. Pour passer l’hiver, elles produisent un antigel qui leur permet de se développer jusqu’à des températures atteignant les -20°C.

En parallèle, leur organisme tourne au ralenti pendant cette période. Elles consomment donc peu d’énergie et n’ont pas besoin de s’alimenter lorsqu’elles sont protégées par leur cocon.

Pourquoi ne pas rentrer mes cocons d’osmies au chaud pendant l’hiver ?

Lorsque l’abeille maçonne a passé de longs mois dans son cocon, elle attend le signal qui la fera éclore : la remontée des températures. Si elle avait passé l’hiver au chaud, elle pourrait détecter en plein mois de janvier que l’heure est venue pour elle de partir à l’assaut des premières fleurs pour se nourrir et faire son nid… Sauf qu’il n’y a aucune leur à butiner à cette époque ! Une abeille qui ne ressent pas les températures naturelles éclora donc en décalage avec les premières floraisons et ses chances de survie seront largement réduites.

Que faire des cocons d’abeilles sauvages que j’ai conservés cet hiver ?

Vous l’aurez compris, il faut donc laisser vos cocons se développer aux températures extérieures. Si vous possédez un abri de jardin ou un garage non chauffé, la solution est idéale : les abeilles ressentent les températures extérieures et sont à l’abri des prédateurs. Sinon, laissez le Dorlotoir en extérieur, protégé au maximum de la pluie et du vent.