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Dorloteurs

La guêpe noire isodonitia mexicana est une espèce de guêpe solitaire originaire d’Amérique qui a été introduit en France dans les années 1960. C’est un insecte qui aime le climat méditerranéen mais qui s’est propagé sur l’ensemble de la France suite aux fortes chaleurs de l’année 2003.

Comment reconnaît-on la guêpe noire isodontia mexicana ?

De couleur entièrement noire, cette guêpe est dotée d’un long pétiole courbé qui relie l’abdomen et le thorax. Son thorax et sa tête sont recouverts d’une pilosité grise et ses ailes sont fumées de couleur brune. Elle mesure entre 10 et 30 mm et les femelles sont plus grandes que les mâles. Cet insecte est muni d’un appareil buccal qui lui permet de lécher mais également de broyer.

Le processus de nidification de l’isodontia mexicana

La guêpe noire isodontia mexicana est considérée comme une espèce parasite car elle ne fabrique pas son nid. Elle utilise les nids des autres insectes déjà fabriqués dans des branches creuses, des feuilles enroulées, des cavités naturelles ou encore artificielles. Cet insecte est actif du début de l’été à septembre, il est alors possible que vous l’observiez dans vos Dorlotoirs.

Pour s’installer dans le nid, elle capture des orthoptères tels des grillons, des sauterelles, ou encore des criquets qu’elle place dans le nid. Elle pond ensuite sur ses proies paralysées qui serviront à nourrir les larves une fois les œufs éclos. Dans le nid, elle construit des cellules séparées par des débris végétaux qui accueilleront chacune une proie ainsi qu’un œuf.

Cette guêpe pond dans 6 à 8 cellules du nid puis elle le bourre d’herbes sèches et parfois d’aiguilles de pin dans le but de fermer l’ouverture du nid et de former un bouchon végétal.

On peut alors la retrouver dans les milieux où les orthoptères sont abondants : prairies, herbages, lisières, bords de chemins, parcs ou encore jardins.

Quel risque pour les abeilles de mon Dorlotoir ?

N’ayez pas d’inquiétude : isodontia Mexicana peut tout à fait cohabiter avec les abeilles sauvages de votre Dorlotoir. Vous êtes d’ailleurs déjà plusieurs à en avoir observé dans vos jardins, avec sa magnifique couleur bleutée et son mode opératoire peu ordinaire !

Le xylocope violet, aussi appelé abeille charpentière, est une abeille solitaire qui ne s’installe pas dans nos Dorlotoirs mais que vous pouvez rencontrer en France du mois de juin jusqu’à la fin de l’été.

Le nid de l’abeille charpentière

Son appellation d’abeille charpentière ne vient pas de son alimentation car ce n’est pas un xylophage (régime alimentaire à base de bois), mais il est dû à son comportement de nidification.

En effet, cette butineuse construit son propre nid dans du bois mort, dans du bambou ou dans des tiges séchées en grignotant le bois à l’aide de ses puissantes mandibules.

Également appelée « abeille perce-bois », l’abeille charpentière s’attaque au bois tendre et usé afin d’y creuser plusieurs galeries où elle pond ses œufs. Ces galeries sont parallèles et communicantes, mais de longueurs différentes et pouvant atteindre 30 cm. Elles ont une ouverture unique que le xylophage prend soin de fermer par une petite boule qui ressemble à du coton une fois qu’elle a terminé de pondre ses œufs. Les galeries de l’abeille charpentière sont divisées en « loges » séparées par de la sciure de bois, afin que chaque larve s’y développe. Pour cela, l’abeille dépose du pollen dans chacune de ces loges, avant d’y pondre un oeuf. Le pollen permettra à la larve de se nourrir.

Il n’y a pas de standard pour le nombre de galeries ou encore de loges, cela dépend de la place que l’abeille a pour construire son nid. Ainsi, une femelle construira ainsi entre 1 et 3 nids dans sa vie et cela généralement proche de l’endroit où elle est née.

Il est assez facile de repérer un nid d’abeille charpentière : on peut observer au pied du nid des tas de copeaux de bois qui proviennent de la fabrication de celui-ci.

L’abeille charpentière, un pollinisateur inoffensif

L’abeille charpentière est également qualifiée de voleuse de nectar.  Ayant une langue courte, elle ne peut donc pas récupérer le nectar des fleurs qui ont un tube floral profond, elle perce alors la base de la fleur pour y atteindre la source de nourriture. Lorsqu’elle butine les plus grandes fleurs, elle utilise l’accès « classique » et joue ainsi le rôle de pollinisateur. Cette abeille a tout de même une préférence pour les plantes Fabacées et les Lamiacées. 

Merci à @Géraldine pour cette magnifique photo, grâce à laquelle elle a gagné notre concours photo de juin !

Malgré son aspect impressionnant, l’abeille charpentière ne représente aucun danger pour l’homme et elle ne s’attaque qu’au bois extérieur qui est déjà abîmé. Elle ne fait pas non plus de dégâts notables au jardin mais joue plutôt le rôle de pollinisateur pour les vergers et les potagers.

Alors n’ayez pas de craintes si vous observez (ou entendez !) cette grosse abeille sombre et bruyante. Elle est passionnante et tout à faut inoffensive !

L’anthidium manicatum, plus communément appelée « abeille cotonnière » est une espèce d’abeille sauvage que l’on nomme ainsi pour son utilisation de fibres végétales d’aspect cotonneux pour fabriquer son nid.

C’est l’espèce d’abeilles non gérée par l’homme la plus répandue dans le Monde. Elle est même considérée à certains endroits, en dehors de l’Europe, comme une espèce invasive.

Comment reconnaître une abeille cotonnière ?

L’abeille cotonnière est assez reconnaissable parmi les abeilles solitaires. Elle a une envergure d’environ 20 millimètres et une longueur de corps variant entre 11 et 13 millimètres pour les femelles et entre 14 et 17 millimètres pour les mâles qui sont donc nettement plus grands.

On les reconnaît par leur couleur noire et leurs taches jaunes sur les côtés de leur abdomen.

Attention tout de même à ne pas les confondre avec des guêpes ou encore avec des frelons ! Pour cela, il faut bien observer si l’insecte a de la fourrure ou non car les guêpes et les frelons sont glabres contrairement aux abeilles qui sont poilues.

Quel est le comportement des anthidiums manicatums ?

Actives entre le mois de juin et le mois de septembre environ, ces abeilles butinent toutes sortes de fleurs et de plantes ce qui les définit comme des pollinisateurs généralistes.

Néanmoins, ces abeilles sauvages ont une préférence pour les fleurs de couleur bleue comme l’épiaire, la lavande ou encore les phacélies qu’elles aiment butiner à des endroits ensoleillés.

Certes non menacée, nous devons tout de même protéger cette espèce qui représente un véritable atout pour notre environnement et la biodiversité.

Pour ce qui est de leur agressivité, les mâles sont agressifs envers les autres mâles de leur espèce et envers les différents insectes qui viennent butiner leur territoire. Pour protéger ce territoire et les femelles, les mâles percutent leur cible en plein vol en les frappant avec leur dard.

Les anthidiums manicatums peuvent rester plusieurs heures à dormir en volant avec pour seule attache à une plante, leurs mandibules. Elles peuvent également être stationnaires et voler sur place comme certaines mouches.

Comment les abeilles cotonnières fabriquent-elles leur nid ?

L’abeille cotonnière niche dans les cavités déjà existantes comme dans du bois, dans des trous d’arbres, dans des creux de murs, dans des galeries creusées par des insectes ou encore dans le sol. Ainsi, vous aurez peut-être la chance de pouvoir la voir s’installer dans votre Dorlotoir et l’observer.

Pour fabriquer leur nid, elles arrachent les poils et les fibres des plantes et en font de petits ballots qu’elles transportent sous leur corps pour en tapisser et garnir leur nid et ainsi isoler leurs cocons et bloquer le tunnel.

Alors ouvrez l’oeil et essayez d’apercevoir ces petites pollinisatrices à proximité de vos Dorlotoirs !