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Dorloteurs

Comment récolter vos cocons ?

Publié le 25 septembre 2020

Nous sommes fin septembre : les abeilles sauvages ayant élu domicile dans les Dorlotoirs cette année ont terminé la construction de leurs nids. La saison est terminée et la jeune génération se développe maintenant dans les cocons.
Ils sont désormais suffisamment solides pour être déplacés, c’est le moment de récolter ces cocons pour les confier à l’équipe des Dorloteurs !

COMMENT RÉCOLTER MES COCONS ?

*** Dans les tubes en carton ***

Certaines abeilles se sont installées dans les tubes en carton de votre Dorlotoir. Vous n’avez pas besoin d’ouvrir les tubes pour nous renvoyer les cocons : il vous suffit de glisser les tubes entiers dans l’enveloppe matelassée pré affranchie.

*** Dans le tiroir ***

De nombreuses butineuses se sont plu dans le tiroir d’observation. Même s’ils sont moins accessibles, il est important de nous les renvoyer ! 
Dévissez délicatement la vitre du tiroir.
Brisez délicatement les parois de terre pour récupérer les cocons. Mettez les cocons ainsi récoltés dans la boîte ronde qui vous a été fournie dans le kit. Puis glissez la boîte dans l’enveloppe matelassée !

*** Entre les planchettes en bois ***

Les abeilles maçonnes ont parfois choisi de nicher directement entre les planchettes en bois. Si c’est le cas dans votre Dorlotoir, il vous suffit de retirer délicatement les planchettes en bois en commençant pas celle du haut. Puis, comme pour le tiroir, il vous suffit de briser les parois de terre pour récupérer les cocons. Glissez-les dans la boîte ronde : il ne vous reste plus qu’à la placer dans l’enveloppe !

IMPORTANT : VOTRE CODE DORLOTEUR

Dans l’enveloppe, pensez bien à ajouter un papier ou un post-it sur lequel vous aurez inscrit vos nom et prénom ainsi que votre CODE DORLOTEUR, accessible depuis votre compte, rubrique « Abonnement ». Cela est essentiel : ce code nous permet de déterminer l’origine géographique de vos cocons !

La récolte de vos cocons en images

Quels cocons renvoyer ?

Notre process de déparasitage des cocons a été conçu spécifiquement pour nos abeilles solitaires locales. Vous pouvez donc nous renvoyer les nids bouchés par de la terre, des feuilles ou des fibres blanches à l’aspect cotonneux, comme sur l’image ci-dessus.

D’autres espèces de butineurs, comme la guêpe solitaire Isodontia Mexicana ont pu s’installer dans les Dorlotoirs. Vous repérez leurs nids à la présence de sauterelles vertes et herbes sèches ou aiguilles de pin. Ces guêpes sont inoffensives et tout aussi importantes pour la biodiversité.
Elles ont des besoins différents de ceux des abeilles sauvages, nous vous proposons de les laisser en place dans les Dorlotoirs :
la nouvelle génération éclora dans quelques mois !

POURQUOI EST-CE SI IMPORTANT DE RENVOYER MES COCONS ?

Au printemps prochain, nous renverrons des cocons sains et déparasités à l’ensemble des Dorloteurs du réseau, en portant une attention toute particulière à leur origine géographique. Ainsi, un cocon sera toujours renvoyé dans sa région d’origine, pour qu’il y retrouve le climat et les végétaux adaptés !
Pour que cela soit possible, nous comptons sur vous pour nous envoyer vos cocons !

Dès le début de l’été, certains d’entre vous ont observé une grande abeille au corps noir et au thorax roux s’installer dans les Dorlotoirs. Qui est cette abeille récemment introduite en France, qui prend ses aises dans vos jardins ?

A quoi ressemble l’abeille résinière géante ?

Cette espèce est la deuxième plus grande après le xylocope violacé, dont nous vous avons déjà parlé ici. Elle mesure de 13 à 25mm et ne passe donc pas inaperçue ! La brosse ventrale des femelles permet de fixer le pollen qu’elles transportent ainsi jusqu’au nid. Ses deux paires d’ailes ont un aspect fumé : elles sont translucides mais de couleur sombre.

Comment l’abeille Megachile sculpturalis fait-elle son nid ?

C’est l’une des caractéristiques les plus originales de cette abeilles. Depuis le début du printemps, nous avons eu l’occasion d’observer dans les Dorlotoirs : des abeilles maçonnes qui construisent leurs nids avec de la terre, des abeilles coupeuses de feuilles qui poinçonnent les feuilles de certains végétaux, les cotonnières qui utilisent des fibres végétales pour en faire une matière cotonneuse… Et voici notre toute première abeille résinière : megachile sculpturalis !

Les femelles de cette espèce récoltent de la résine sur les conifères alentours pour former les cellules de leurs nids. Chacune de ces cellules contient un stock de pollen et un oeuf.

Où trouve-t-on l’abeille résinière géante ?

Originaire d’Asie, cette abeille a fait son apparition dans le sud de la France assez récemment, après les années 2000. Elle est donc encore peu connue et nous avons trop peu de recul pour mesurer l’impact de son arrivée sur les écosystèmes.

Le cycle de vie de Megachile sculpturalis

Le cycle de cette abeille résinière est un peu différent de celui des autres espèces qui nichent dans le Dorlotoir. Si elles pondent entre juin et août, la larve met de long mois avant de se nymphoser, au printemps suivant. L’éclosion a lieu rapidement après, en été.

La guêpe noire isodonitia mexicana est une espèce de guêpe solitaire originaire d’Amérique qui a été introduit en France dans les années 1960. C’est un insecte qui aime le climat méditerranéen mais qui s’est propagé sur l’ensemble de la France suite aux fortes chaleurs de l’année 2003.

Comment reconnaît-on la guêpe noire isodontia mexicana ?

De couleur entièrement noire, cette guêpe est dotée d’un long pétiole courbé qui relie l’abdomen et le thorax. Son thorax et sa tête sont recouverts d’une pilosité grise et ses ailes sont fumées de couleur brune. Elle mesure entre 10 et 30 mm et les femelles sont plus grandes que les mâles. Cet insecte est muni d’un appareil buccal qui lui permet de lécher mais également de broyer.

Le processus de nidification de l’isodontia mexicana

La guêpe noire isodontia mexicana est considérée comme une espèce parasite car elle ne fabrique pas son nid. Elle utilise les nids des autres insectes déjà fabriqués dans des branches creuses, des feuilles enroulées, des cavités naturelles ou encore artificielles. Cet insecte est actif du début de l’été à septembre, il est alors possible que vous l’observiez dans vos Dorlotoirs.

Pour s’installer dans le nid, elle capture des orthoptères tels des grillons, des sauterelles, ou encore des criquets qu’elle place dans le nid. Elle pond ensuite sur ses proies paralysées qui serviront à nourrir les larves une fois les œufs éclos. Dans le nid, elle construit des cellules séparées par des débris végétaux qui accueilleront chacune une proie ainsi qu’un œuf.

Cette guêpe pond dans 6 à 8 cellules du nid puis elle le bourre d’herbes sèches et parfois d’aiguilles de pin dans le but de fermer l’ouverture du nid et de former un bouchon végétal.

On peut alors la retrouver dans les milieux où les orthoptères sont abondants : prairies, herbages, lisières, bords de chemins, parcs ou encore jardins.

Quel risque pour les abeilles de mon Dorlotoir ?

N’ayez pas d’inquiétude : isodontia Mexicana peut tout à fait cohabiter avec les abeilles sauvages de votre Dorlotoir. Vous êtes d’ailleurs déjà plusieurs à en avoir observé dans vos jardins, avec sa magnifique couleur bleutée et son mode opératoire peu ordinaire !